Tafta : pourquoi ONG et politiques sont contre ?
Le Tafta est un traité de libre-échange en cours de négociation entre l’Europe et les Etats-Unis. Et pourtant, ce qui pourrait être une formidable opportunité en terme de développement économique et d’emploi fait grincer les dents ONG, associations et politiques de tous bords. Pourquoi cela ?
Un secret digne de la guerre froide
Si les négociations entre l’Europe et les Etats-Unis n’avaient pas fuité en juillet 2013, personne ne saurait qu’un accord est en cours de préparation. Et maintenant que l’on c’est que c’est le cas, il n’y a toujours aucune information diffusée sur les négociations en cours. C’est un secret aussi bien gardé que ceux des militaires lors de la Guerre Froide.
Et c’est bien là que le bas blesse. Le futur accord serait ainsi mis en place sans consultation du peuple ni même de leurs représentants que sont les euro-députés ? Voilà qui a le chic de mettre tous les hommes politiques d’accord (ou presque, 80% des euro-députés Français rejettent le Tafta).

Ensuite, c’est l’objet même de cet accord qui fait bondir tous les associations, les ONG et bien d’autres organisations qui n’ont pourtant pas l’habitude de s’occuper de politique ou de commerce. Car en transformant l’Europe et les Etats-Unis en un seul et unique marché, il faudra faire des concessions sur les normes de fabrication, sur le plan de la santé, sur les conditions de travail, sur les OGM, sur l’exploitation du gaz de schiste et bien d’autres points.
Et ce sera à l’Europe d’abaisser ses exigences, car les normes européennes sont nettement plus contraignantes que celles des Etats-Unis. Ainsi, alors que les OGM sont totalement interdits sur le sol français, ils sont partout aux USA.
De plus, la notion d’Etat de droit disparaîtrait, ce qui signifie que ce ne sont plus les états qui dicteraient leurs droits auxquels devront se plier les entreprises, mais bien les entreprises qui pourraient attaquer en justice les états (mais jamais l’inverse !) si celles-ci jugent les règles trop contraignantes.
Ainsi, un cigarettier dont le nom commence par Philip et qui se termine par Morris a attaqué en justice l’Urugay et l’Australie pour des campagnes anti-tabac. Les 2 nations encourent plusieurs milliards de dollars d’amende.
Pour en savoir plus, vous trouverez des compléments d’informations sur collectifstoptafta.org, ainsi que la liste des villes départements régions françaises qui se sont déclarés zone hors Tafta sur https://www.collectifstoptafta.org/collectivites/.
Quelques infos supplémentaires
Actualité publiée par Pascal - 1266 lectures
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