La Gamescom a ouvert ses portes à Cologne le 25 août, pour une semaine qui s'étire jusqu'au 30. C'est le plus grand salon du jeu vidéo au monde, organisé chaque année dans les halls du Koelnmesse. L'an dernier, l'édition avait attiré 357 000 visiteurs venus de 128 pays, et plus de 1 500 exposants, en hausse constante depuis plusieurs années. Cette édition 2026 rassemble à nouveau éditeurs, studios indépendants et constructeurs de matériel pour montrer ce qui arrive dans les prochains mois.
Le coup d'envoi est traditionnellement donné par l'Opening Night Live, la grande cérémonie animée par Geoff Keighley. Deux heures de bandes-annonces et de révélations, diffusées en direct sur YouTube et Twitch pour ceux qui n'ont pas pu se déplacer à Cologne. Voici ce qu'il fallait retenir de cette édition 2026.

Une ouverture dense, entre retours et surprises
CD Projekt RED a créé la surprise en officialisant The Witcher 3: Wild Hunt — Remastered, attendu pour le 29 septembre 2026. Les joueurs qui possèdent déjà le jeu original auront droit à une mise à niveau gratuite : refonte visuelle, gameplay ajusté, et un nouveau système de métamorphose d'équipement. Le studio polonais en a profité pour dévoiler Songs of the Past, une extension du même jeu, sans donner davantage de détails pour l'instant.
Square Enix a montré de nouvelles images de Final Fantasy VII Revelation, la suite du remake commencé il y a quelques années. Le jeu est annoncé sur PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2 et PC, pour le printemps 2027. C'est l'une des sorties les plus attendues par les fans de la saga, qui suivent le projet depuis longtemps.
Du côté de Microsoft, Gears of War: E-Day a eu droit à sa première grosse bande-annonce de campagne. Le jeu revient sur les premières heures de l'invasion Locuste, aux côtés de Marcus Fenix et Dom Santiago. Une date de sortie a été fixée : le 6 octobre 2026.
Autres retours marquants de la soirée : un nouvel épisode de la série post-apocalyptique Metro, baptisé Metro 2039 et développé par 4A Games, ainsi que Game of Thrones: War for Westeros, qui a eu droit à de nouvelles images.
Des studios qui changent de registre
Deux studios connus pour leurs jeux mobiles colorés ont surpris leur monde. HoYoverse, la maison derrière Genshin Impact et Honkai: Star Rail, a dévoilé Nodus Fall. Ce nouveau RPG d'action, pensé pour être joué en coopération, abandonne le style anime habituel pour une direction artistique bien plus sombre. Un vrai pari pour le studio chinois, qui a bâti son succès sur des univers beaucoup plus lumineux.
Deux jeux déjà connus ont aussi eu leur moment sur scène : Control: Resonant, qui a montré un peu plus de son univers sombre, et Warlock: Dungeons and Dragons, avec quelques minutes de gameplay magique. Tides of Annihilation, de son côté, a fait sensation avec de nouvelles images, même si les détails restent encore rares pour l'instant.
Un calendrier qui se précise pour la rentrée
La Gamescom marque traditionnellement le début de la vague de sorties d'automne, et cette édition ne fait pas exception. Plusieurs titres ont profité du salon pour donner une date précise. P'tite Planète, un jeu plus familial, sortira cet hiver sur PC, iOS et Android, avec des préinscriptions déjà ouvertes. Road Kings, lui, est attendu pour le 11 mars 2027 sur PS5, Xbox Series X|S et PC.
Entre l'Opening Night Live, la présence massive de Xbox sur le salon et la cérémonie de remise des prix prévue le 28 août, il y avait plusieurs moments où des annonces surprises pouvaient encore tomber. Les années précédentes, la cérémonie de clôture avait déjà servi de tremplin à quelques révélations inattendues, glissées entre deux trophées, et rien ne dit que cette édition aurait fait exception.
Une édition sans GTA 6, mais pas sans monde
Cette année, un absent de marque a un peu changé la physionomie du salon. GTA 6, attendu en novembre 2026, a fait fuir la plupart des très gros studios, qui préfèrent garder leurs annonces pour plus tard, une fois la sortie du jeu de Rockstar passée. Résultat, la Gamescom 2026 s'est surtout construite autour de jeux prévus pour septembre, ou repoussés à 2027 au plus tard.
Cela n'a pas empêché le salon de rester un rendez-vous incontournable, pour les professionnels comme pour le grand public. Depuis sa création en 2009, la Gamescom n'a cessé de grossir, hormis les deux éditions purement numériques de 2020 et 2021, imposées par la pandémie.
Le public, lui, ne s'y trompe pas. Cologne reste, chaque fin d'été, le point de passage obligé pour quiconque veut savoir à quoi ressembleront les jeux de l'année prochaine, qu'on suive l'événement sur place ou depuis son canapé.
Le salon reste avant tout allemand, mais son public a toujours dépassé largement les frontières du pays. Des dizaines de milliers de visiteurs viennent chaque année d'Europe, dont beaucoup de joueurs français, ainsi que d'Amérique du Nord et d'Asie. Les halls du Koelnmesse mélangent les très grosses productions des éditeurs internationaux avec des pavillons entiers réservés aux studios indépendants, souvent regroupés par pays. C'est aussi là que se trouvent, chaque année, quelques petites pépites que personne n'attendait, coincées entre deux stands géants.
La semaine n'est pas encore terminée au moment où ces lignes sont écrites, et d'autres annonces pourraient encore tomber d'ici la fermeture du salon dimanche. Les organisateurs promettent en tout cas une programmation dense jusqu'au bout, entre essais sur le terrain, interviews de développeurs et nouvelles bandes-annonces.