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Trois vagues de féminisme et pourtant : les femmes restent championnes des tâches ménagères

Au Canada, l’Institut de la Statistique du Québec (ISQ) a publié, une fois de plus, des statistiques qui ne sont pas sans rappeler ceux de l’INSEE en France (1) : à savoir la répartition des temps de la vie courante entre les hommes et les femmes. Combien passe-t-on de temps à dormir, combien passe-t-on de temps dans les transports, etc. Mais surtout combien passe-t-on de temps à faire le ménage ?

Car même si la question faire sourire, le ménage est une tâche nécessaire, et relativement chronophage : un homme consacre près de 17 heures par semaine aux activités domestiques. C’est bien, mais cela reste 10 heures de moins que ce que consacrera une femme !

Le déséquilibre entre les sexes a encore de beaux jours devant lui, mais comment s’y retrouver dans ces multitudes de statistiques en provenance de l’ISQ (équivalent de l’INSEE au Canada) ou en provenance de l’INSEE (Institut National de la Statistique en France) ? Une petite société de ménage, justement, a réalisé une infographie à ce sujet.

L’infographie a un double rôle : y voir plus clair et transmettre un message. Car le sujet reste celui des inégalités. C’est la raison pour l’infographie est réalisée sous la forme d’une comparaison entre les hommes et les femmes. Vous apprendrez ainsi qu’une femme a généralement moins de temps libre qu’un homme, car ce temps se retrouve alloué aux tâches domestiques.

Comment expliquer cet écart ?

Il ne s’agit pas là de la première étude sur le sujet, et il est communément admis que les tâches ménagères sont le stéréotype même de l’inégalité hommes et femmes. Pourtant a-t-on de vrais pistes d’explications qui pourrait justifier que cet écart persiste ?

Oui, il existe notamment 3 grandes pistes :

  • Le travail invisible. La sociologue britannique Anne Oakley, en 1974, s’est beaucoup intéressée au « travail invisible » (dans son livre The Sociology of Housework). Elle explique qu’il existe des tâches visibles, et des tâches invisibles. Selon elle le ménage est une tâche invisible, de telle sorte qu’il existe un écart car cette tâche est par définition très difficile à mesurer pour quelqu’un qui ne s’en occuperait pas.
  • L’égalité subjective. Les femmes sont indulgentes vis-à-vis des hommes. En effet, quand une femme fait le triple de quantité de ménage d’un homme, alors selon elles, elles font leur « juste part » selon une étude menée en 2011 (2)
  • Le poids de l’histoire et des habitudes. Car s’il ne s’agissait que d’un travail invisible et subjectif, cela n’expliquerait pas pour autant pourquoi les femmes s’y attellent plus que les hommes. C’est le poids de l’histoire qui vient boucler la boucle : de manière habituelle la femme se sent « responsable » du ménage (par habitude de civilisation).

Sources et références

(1) https://www.insee.fr/fr/statistiques/1372773?sommaire=1372781
(2)
Baxter et Smart, 2011 ; Huerta et al., 2011
Source de l’infographie : https://lechiffonvert.ca

Quelques infos supplémentaires

Actualité publiée par Camille - 32 lectures

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